Le potager est planifié sur 9 parcelles.
Elles sont carrées sur la photo parce que Excel n’aime que les lignes droites, mais elles sont beaucoup plus chaotiques dans la réalité. Je n’aime pas trop les jardins trop droits ! Mais cela ne regarde que moi 🙂
 
Vous pouvez cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir. Elle résume les cultures d’une saison type, ici la saison 2016, la place que prend le jardin.
 
Le fait de parceller le potager a plusieurs avantages:
 
  • Vous donnez vie à des lieux de cultures. Vous pourrez facilement archiver tous les travaux, cultures que vous réalisez sur chacune des parcelles.
  • Vous pourrez facilement faire une rotation des cultures.
  • Vous créez des allées, qui permettent de beaucoup moins piétiner le sol, et en permaculture, on essai au maximum de protéger le sol du tassement que peut représenter notre poids.
  • Vous pouvez selon votre état de forme, et celui de sol, décider de laisser au repos une parcelle, y semer des engrais verts.
  • Vous pouvez planifier facilement à l’avance votre production pour la saison, l’enchainement des cultures, les associations.

Voilà ! Personnellement j’aime aussi beaucoup l’imprévu, le naturel, ne pas tout et trop prévoir. Faire ce que l’on ressent, sur l’instant, selon les humeurs, les discussions, les échanges, les envies, le temps disponible. Inutile de trop planifier pour se mettre trop de pression. Le jardin doit rester un havre de paix.

Au jardin d'Olivier

Le jardin a eu très chaud cette année 2016. Le premier fait marquant a vraiment été un manque cruel d’eau ! Et sans eau, c’est une toute autre affaire que de faire du jardinage!
 
Alors heureusement, le fait d’avoir installé un goutte à goutte a sauvé la partie. Hélas, cela demande une consommation de ressource naturelle dont on aimerait me passer mais il ne faut pas lutter contre un manque d’eau, c’est trop important pour avoir de beaux légumes, pour avoir des légumes.. tout simplement.
 
Mis à part cette sécheresse assez pénible à gérer (20mm de pluie environ sur 5 mois en cumul), la saison a été magnifique de couleurs, de diversité, de nourriture ! Une diversité de variétés de melons, tomates, concombres, courgettes, haricots, fèves, petits pois, mangetout…. Vous pouvez voir une visite du jardin du mois de juin 2016 sur la vidéo ci-dessous. Désolé pour le montage, la maîtrise du logiciel n’était pas encore très au point…!
 
 
Ici les fèves. Il en a été ramassé des kilos et des kilos ! Quel plaisir. Il en a été congelé quelques kilos une fois blanchi deux minutes à peine. Cela nous permet d’en profiter toute l’année ! Et cela se congèle très bien qui plus est.
 
De plus, comme rien ne se perd, les plants de fèves sont une nourriture abondante pour le sol. Une fois broyé la totalité des plants, le tout est disposé soit directement sur le sol, soit au compost, pour nourrir le sol pour la saison suivante. Pour finir, les fèves sont des légumineuses, ce qui signifient qu’elles ont l’extraordinaire capacité de nourrir le sol en azote via leurs racines. C’est pour cela qu’il est conseillé de faire une rotation sur vos cultures, si vous travaillez en mono culture par parcelle, pour que le sol soit enrichi et sollicité de diverses façons selon les cultures qu’il accueille.
 
Les haricots ont aussi été une très grande réussite. Ils se sont beaucoup plus, et heureusement là aussi que le goutte à goutte a permis une bonne hydratation. Des dizaines de kilos, beaucoup de congélation, là aussi après blanchiment de 2 minutes. Ils sont un peu plus molasse congelés que frais, mais les enfants n’en font guère la différence, ils s’y jettent dessus dans un cas comme dans l’autre ! Les haricots aussi sont des légumineuses, vous voyez ce que je veux dire….! Super pour votre sol.
 
Vous pouvez voir sur le sol, le léger paillis en BRF que j’ai quasi continuellement. Vous pouvez jeter un oeil à l’ article sur le brf.
 
 
Les récoltes se sont enchaînées pendant 8 mois environ, en commençant par les fèves, pour finir par les potirons, épinards, salades. Ce fut un véritable bonheur de voir toutes ces couleurs, ces variétés anciennes, que l’on ne trouve que dans son potager ! Des melons verts, des concombres jaunes, des haricots violets, des maïs multicolores, des courgettes blanches ! Rien que pour les yeux, un jardin en permaculture mérite d’exister !
 
Et pour les années à venir les projets sont multiples. Il va être essayé de nombreuses variétés de tomates anciennes. Vous pouvez aller jeter un oeil à la rubrique « semences« . Il sera essayé des complémentarités entre certaines cultures, des variétés très originales.
 
Alors au plaisir de découvrir, partager ensemble, l’évolution d’un potager naturel, permaculturel, 100% naturel ! avec pour objectif de nourrir une famille de quatre personnes.
 
Au jardin d'Olivier
 

La photo parle d’elle même. Cela fait encore bizarre quand on voit le avant et maintenant !

C’était auparavant un terrain paysagé avec des arbustes, lauriers… Il a fallu employer les grands moyens. Une pelleteuse est venue pour déjà faire un grand nettoyage, et surtout aérer la terre sur 50 bons centimètres. Ce n’est pas le moyen le plus permaculturel qu’il soit que d’employer une pelleteuse. Et dans le même temps, quand cela reste exceptionnel, inutile de se priver des moyens que nous donne la technologie d’aujourd’hui. Oxygéner le terrain sur une grande profondeur était à mes yeux un investissement nécessaire.

L’important était d’oxygéner la terre au maximum. Le terrain était très argileux, compact, impossible d’y planter la moindre fourche ou grelinette.

L’oxygène est un élément très important pour avoir une bonne terre potagère. Et

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même en permaculture, où tout est mis en oeuvre pour ne pas chambouler le sol, ne pas le retourner, il est important d’avoir un sol meuble et oxygéné, pour se permettre par la suite de le laisser vivre. Je lis souvent des jardiniers qui héritent d’une parcelle, et se décident de mettre du carton, ou de pailler, pour préparer la parcelle pour la première saison. Je ne partage pas trop cet avis quand le sol est trop compacté. La seule solution reste l’action mécanique. Un sol vivant, décompacté, biodiversifié, lui, saura se débrouiller tout seul.

Par la suite, il a été fait un grand apport de matières organiques, surtout du fumier de cheval, riche en azote, pour apporter rapidement des ressources minérales au sol.
 
Pour finir, le terrain a été parcellé, avec des allées, déjà pour piétiner le moins possible les zones cultivées, créer des passage, avoir un coté esthétique agréable, avoir des zones facilement identifiables, où les rotations de cultures seront plus faciles à gérer.
Ce fût du travail, et en même temps c’était un investissement en temps, à faire au début de ce projet. Maintenant le potager est en place, parcellé, et avec une bonne terre.
 
Déjà en un peu plus d’un an, le jardin a énormément évolué! Avec tous les apports de matières organiques (fumiers, composts, broyats divers des coupes de haies, déchets de cuisines, feuilles mortes…), la terre se nourrie, et le sol devient de plus en plus riche. Aussi, il se structure, même si il est évident que la structure idéale viendra avec le temps. On dit souvent qu’il faut de nombreuses années pour avoir un sol potager idéal, avec un humus en surface, résultant de la décomposition de matière organique, et d’une stabilisation de la structure du sol.
 Au jardin d'Olivier