Le concombre « Empereur Alexandre » est un concombre d’une originalité forte ! Son aspect est presque déroutant avec une peau type « crocodile ». D’ailleurs il est presque dommage de le couper tellement il est surprenant. Rajouté à cela que sa texture en main est aussi très particulière avec une certaine rugosité.

Les plants sont vigoureux. Au potager ils ont été laissé sur le sol. Mais l’idéal est certainement de les palisser ou les tuteurer pour plusieurs raisons. Déjà d’un coté esthétique, cela donne du relief au potager. Aussi d’un coté pratique, il sera plus facile d’aller à la cueillette, de veiller au bon développement des plants. Enfin, les concombres ne seront pas en contact direct avec le sol, ce qui peut éviter des éventuels problèmes de pourriture ou de grignotage…

Un plants pourra vous donner 2, 3, 4, 5 concombres selon la vigueur de votre sol et si vous décidez de tailler votre plant ou pas. Au potager, les plants sont laissés tranquille sans taille. Certains jardiniers préfèrent tailler chaque tige après la 2ème ou 3ème fleur. On ne rentrera pas dans ce débat ici. C’est à vous de faire ce que vous ressentez, laisser le naturel ou tailler pour peut-être avoir des légumes plus jolis.
 
Attention à bien laisser arriver les concombres à maturité sans quoi vous risquez d’avoir une acidité en bouche très peu agréable. au contraire, arrivé à maturité, vous aurez un concombre délicat, doux, très craquant, très appréciable en bouche.

Comptez assez de place pour faire cette culture au potager. Le concombre aime avoir de la place pour étirer ses longues tiges sur plusieurs mètres. Même si vous le tuteurez ou palissez, compter des supports assez grands pour ne pas vous retrouver avec des plants qui tournent en rond ! Ici vous pouvez voir un seul plant. 4 concombres sont entrain de prendre leur aspect crocodile :-).

Le concombre est une culture assez exigeante en ressources minérales pour votre sol. Il faudra ainsi qu’il soit bien riche, fertile, amender en compost, fumier, matières organiques diverses et variées, durant l’année précédent la culture.
 
Côté productivité ou autonomie alimentaire, ce n’est peut-être pas la culture la plus productive. Si l’on rapporte le nombre de légumes au mètre carré,  on peut espérer entre 5 et 10 légumes si vous faîtes chevaucher les lianes de vos plants les unes sur les autres, ce qui est tout à fait possible.
 
Voici une vidéo qui illustre la variété « Empereur Alexandre ».
 

Plants de haricots nains, été 2017.

Voici deux variétés « originales » de haricots mangetouts grimpants. Il existe des centaines de variétés de haricots, mais on peut les différencier en deux catégories majeures, les haricots « nains » et les haricots « grimpants » appelés aussi haricots à rames. Les haricots nains ne dépasseront pas 50 à 60 centimètres alors que les haricots grimpants vont à l’aide de leurs lianes, pouvoir grimper sur plusieurs mètres. Cela offre un relief magnifique au jardin et un gain de place appréciable.

Voici deux variétés essayées au potager.

Le haricot Blauhilde

C’est un haricot de couleur violette, toujours amusant à découvrir. Par contre, comme tous les haricots violets, il verdit à la cuisson, et au final vous aurez des haricots verts dans l’assiette. Vous pourrez passer pour un magicien si vous avez des enfants en leur montrant le « avant » et le « après cuisson », hop miracle on passe du violet au vert ! Une raison de plus pour les manger ces haricots magiques 🙂

Vous pouvez planter jusqu’à 10 plants par tuteur. Au niveau du goût vous aurez tout simplement et en même temps l’énorme avantage de goûter à un haricot fraîchement cueilli avec tout son craquant et sa douceur. Incomparable avec les haricots en boite ou même ceux achetés dans les supermarchés. Attention à la cuisson, 6 minutes suffisent à l’autocuiseur pour avoir des haricots bien craquants

La productivité des haricots grimpants est assez similaire à celle des haricots nains, à la seule différence qu’ils mettent souvent plus de temps à produire. Sur un seul tipi composé de 4 tuteurs, vous pourrez avoir une centaine de portions repas avec 30 à 40 plants. Si vous avez besoin de libérer vos parcelles plus rapidement pour d’autres cultures, préférez les haricots nains.

Le haricot « la vigneronne ».

Une seule chose le différenciera du haricot « blauhilde », ce sera sa couleur. Et pour cause, elle est absolument magnifique, avec une couleur marbrée de violet. Il faut presque le voir pour le croire ! C’est un haricot bien charnu, offrant de belles gousses. Il verdit lui aussi à la cuisson et vous pourrez donc jouer là aussi au magicien !

Les autres caractéristiques sont les mêmes. Pensez à avoir de bons tuteurs, bien hauts pour emmener les plants sur plusieurs mètres, et n’hésitez pas à jouer de la densité au moment du semis pour être sur d’avoir un bon nombre de plants par tuteur, au moins une huitaine.

Bien sur, plus vous aurez un sol riche, meuble, enrichit, bien structuré, meilleure sera la production. Pour cela, vous pouvez jeter un oeil dans la rubrique « améliorer le sol » du blog, par ici, pour avoir des conseils sur comment améliorer son sol année après année

À bientôt de découvrir de nouvelles variétés, toujours plus originales. Vous pouvez vous inscrire au blog « ici » pour être informé des derniers articles.

Olivier

 

Les betteraves sont  une culture très intéressante. L’année dernière (2016), au potager a été planté une variété « classique ». Les résultats ont été très bon, une trentaine de belles betteraves cueillies sur quelques semaines, de quoi se régaler, et avancer vers une autonomie alimentaire avec une bonne centaine de portions repas.

Cette année a été tenté une variété plus originale trouvée chez Kokopelli, la betterave 3 Root Grex. Autant le dire de suite les résultats sont assez mitigés. Mais dans mitigés il y a du bon ! et du mauvais…

Alors commençons par le moins agréable. Les betteraves ont toutes été assez petites, voir très petites ! Et avec des formes assez difficiles à éplucher, beaucoup de « boursouflures », qui font que le pelage et nettoyage n’est pas facilité.  Vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, on distingue bien ces fameuses « boursouflures ».

Passons aux côtés plus réjouissants ! Parce que cette variété vaut tout de même le coup d’être essayée ! En effet, regardez ces couleurs ! C’est quand même assez extraordinaire, et quelle autre variété peut apporter un tel mélange de couleurs ! C’est un grand plaisir pour les yeux.

Du jaune, orange, violet, rose, de nombreuses couleurs surgissent de la terre, à votre plus grande surprise. Le goût est aussi très bon, très doux. L’important est la cuisson très « craquante » pour profiter idéalement d’un goût accentué. Coupée en morceaux, elles ne sont mises que 5 ou 6 minutes à la cocotte, après quoi elles seront trop cuites si vous dépassez ce temps-là.

Comme pour tout légume racine, il conviendra d’avoir une terre souple, bien structurée, aérée et enrichie en compost, matières organiques. Un sol trop compact nuira au bon développement de la betterave. Il est utilisé un goutte à goutte au pied de chaque betterave pour avoir une bonne irrigation, indispensable ici dans l’arc méditerranéen. 

Vous pouvez espérer une bonne dizaine de betteraves par mètre carré. Vous pourrez planter plus serré si votre sol est très fertile pour augmenter la productivité. Mais attention tout de même, les fanes prennent assez de place, comptez bien 20 centimètres de toute part entre chaque plant.

En conclusion, foncez pour essayer la betterave au jardin, c’est une culture très intéressante pour l’autonomie alimentaire.

Néanmoins si vous essayez la variété 3 Root Grex, vous risquez d’avoir une productivité bien inférieure. D’un autre coté, vous aurez la porte ouverte sur des couleurs, des saveurs, que vous ne retrouverez pas dans les variétés plus classiques. Alors peut-être finalement, le mieux est de cultiver une variété classique additionné de la variété 3 Root Grex, comme cela les gourmands et les excentriques seront satisfaits !

Pour compléter cet article, voici le lien vers une vidéo réalisée au potager sur cette variété.

La tomate Ananas est une des variétés adorées au potager. Son goût unique, sa couleur sublime en font une tomate extrêmement appréciable à avoir au potager. 

Vous vous doutez d’où vient son nom… En effet lorsque vous coupez de belles tranches sur toute la longueur de la tomate, on pourrait parfois se méprendre et la confondre avec un ananas !

On rentre ici dans le vrai goût différentiel que l’on peut trouver en cultivant son potager. Nulle part ailleurs vous pourrez retrouver le goût de cette tomate fraîchement cueillie et directement transférée dans votre assiette. Hélas, ou heureusement, elles sont loin du goût de celle de votre potager, parce que vous saurez la bichonner, sans engrais, sans pesticide, sans eau à profusion, et avec un sol riche, vivant. 

La tomate pêche blanche, plus classique de part son goût, même si elle reste excellente, est surtout très originale de part sa texture, avec un aspect duveteux au toucher ! Tout simplement surprenant.

On pourrait penser à une pêche ou à une prune ! Quoi qu’il en soit, c’est une tomate sacrément originale, que le potager d’olivier aime accueillir pour toujours surprendre les invités de passage.

Dans la vidéo qui suit, présentation de ces deux variétés au sein du potager.

Les fèves ont toujours été une production réussie au potager familial. D’ailleurs c’est une des productions préférées.

Elles possèdent de nombreux avantages. De la famille des légumineuses, elles enrichissent le sol en azote. Elles ont un bon rendement au mètre carré. Vous pouvez le voir sur la vidéo disponible à la fin de cet article, consacrée au bilan des fèves sur une saison.

Elles se congèlent très bien. Ce qui permet de les déguster tout au long de l’année. Bien sûr on préférera les manger toutes fraîches, voir crues à la « croque au sel » quand elles sont encore peu développées et qu’il n’est pas besoin d’enlever leur cosse. 

Autre avantage intéressant quand on composte, les fèves génèrent beaucoup de biomasse. Le plant + les gousses + la peau des graines, génèrent au final beaucoup de déchets verts qui vont enrichir votre compost et par la suite votre sol. 

Voici par exemple la peau des graines suite à une récolte. L’idéal d’ailleurs est de blanchir les fèves pour que la peau s’enlève beaucoup plus facilement. Autrement dit, vous mettez les fèves dans de l’eau bouillante pendant 1 à 2 minutes, et la peau s’enlèvera toute seule.

Consommées toutes jeunes, inutile d’enlever la peau. Certes les fèves seront plus petites, mais plus craquantes, et mangeables crues.

Voici une courte vidéo de la parcelle de fèves semées durant la saison 2017. Sur une surface de moins de 10m ², 150 plants sont plantés, espacés sur quelques semaines, de mi-février à mi-mars, pour étaler la récolte sur mai et juin. Au final, énormément de portions repas, plusieurs kilos au congélateur pour l’année, environ 5 ou 6 de mémoire. L’année prochaine les fèves seront plantées en automne pour avoir des récoltes plus précoces et avoir des plants plus résistants aux pucerons.

Ici des fèves avec leur peau. On peut voir ce vert éclatant qui émerveille nos assiettes. Aussi il faut reconnaître le gros « inconvénient » des fèves, à savoir une récolte qui demande du temps de préparation. Il vous faudra enlever les gousses, ensuite enlever patiemment la peau de chaque fève. Néanmoins une demie-journée par an, ce n’est pas grand chose ! Et puis si vous avez de la chance d’avoir des amis ou de la famille proche, c’est l’occasion de vite terminer cette « corvée » et de partager si la récolte est importante.

Vous l’aurez compris, les fèves sont une production que est reconduite chaque année. Elles ont un bon rendement au m², mais demande tout de même du temps pour la préparation. Côté gustatif, la fève du potager apporte surtout un différentiel de goût quand vous la mangez crue, sitôt cueillie. Plus mâtures, elles se rapprochent de celles trouvées dans le commerce, mais bien sûr avec la fierté en plus de les avoir produit soi-même et la garantie d’avoir des produits sains, naturels, non traités.

Si vous souhaitez vous lancer avec les fèves, vous pouvez essayer cette variété d’Aguadulce. Vous semez en rang espacés de bien 40cm, sans quoi vous ne pourrez pas passer entre les rangs, une graine tous les 20cms. Vous pouvez « tuteurer » vos plants si vous avez peur qu’ils ne se cassent avec le vent. Au potager d’Olivier, les fèves ne sont pas tuteurées et même pas grand vent les plants se penchent mais finissent toujours par se redresser. Toute fois, le potager est assez protégé par des haies.

Pour finir, voici une vidéo qui vous montre clairement au travers du potager familial une grande partie de la récolte sur une saison, la biomasse que cela peut représenter pour votre sol.

 

Merci et à bientôt pour partir à la découverte d’un nouveau légume, d’une nouvelle variété.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fraises sont une production assez facile à réussir au potager. Néanmoins quelques règles sont à respecter.
 
En 2016, sur moins de 8m², j’ai récolté des dizaines de kilos, de quoi ravir les enfants, faire des confitures, et en laisser les oiseaux :-).
 
Je vous expose mon expérience dans la vidéo ci-dessous, toujours dans l’esprit de vous montrer un exemple concret au travers du potager familial.
 
Bonne lecture.
 

Une belle culture estivale. L’année dernière, en 2016, j’ai essayé une belle variété ancienne, le « cheenese yellow », qui était trop jolie. De petits concombres jaunes, agréables à la vue, et très bon. Aussi j’ai pu essayer une variété dingue, « empereur alexandre ». Je n’ai hélas plus de

Récolte du jardin avec des concombres jaunes à gauche. Saison 2016

photo, j’en prendrai cette saison 2017 parce que je vais refaire cette variété. Regardez ici si vous voulez avoir une idée de l’aspect !

Indice d’autonomie alimentaire: 08/10

L’indice d’autonomie est bon. Le concombre prend de la place, mais vous pouvez le tuteurer. Prévoir du grillage à mouton, ou tout autre support qui vous permettra de le faire courir et d’éviter qu’il ne s’abime au sol.

Avec un plant, vous pouvez facilement avoir de un à une dizaine de concombres, selon la réussite de la récolte et l’état de forme de votre sol.

Au final, vous pouvez en planter par exemple 3 ou 4 plants, voir un peu plus, pour bien agrémenter vos repas de saison. Je n’ai jamais essayé de le congeler, et à vrai dire, je ne l’imagine même pas… ! Il est tellement bon frais, croquant, plein de jus, de saveurs.

Alors faîtes-vous plaisir avec des variétés anciennes en partant de semis. Et sinon, si vous souhaitez partir de plants du commerce, prenez ce que l’on vous proposera, sûrement des variétés plus classiques de concombres verts, mais qui vous assurent une bonne productivité et un taux de réussite très correct.

On peut tailler le plant, ou pas. Je vous montrerai mes cultures plus en détails cette année au travers des vidéos.

Points positifs

  • Bonne productivité
  • Très frais, agréable l’été
  • Multiples variétés
  • Accès à des légumes introuvables dans le commerce
  • Culture étalée sur plusieurs mois

Points moins positifs

  • Culture assez gourmande, avoir un sol bien préparé
  • Nécessité de tuteurer pour gagner de la place
  • C’est tout !

 

 

 

La culture de l’oignon est très appréciable au potager familial. Mine de rien l’oignon coute assez cher, surtout si vous évitez les premiers prix. Vous vous retrouvez vite à acheter vos oignons jusqu’à 1 € la pièce.

Culture d’oignons blancs
Saison 2016

Aujourd’hui nous n’achetons plus d’oignons. En peu de temps, nous en récoltons pour toute l’année. Ainsi, je lui accorde un indice d’autonomie alimentaire assez élevé.

Indice d’autonomie alimentaire: 08/10

Les variétés sont très nombreuses, on distinguera essentiellement les oignons jaunes (classiques), les blancs, plus facile à consommer crus, et les rouges, plus sucrés, plus facile également à consommer crus ou à confire.

Vous avez le choix entre des bulbilles ou partir du semis. Personnellement j’achète en début d’année une centaine de bulbilles pour 5 € et je me retrouve donc avec 100 oignons pour le même prix, je vous laisse faire le calcul. Allez je vous aide, 0,05€ l’oignon… et bon 🙂

Il vous faudra compter entre 5 et 10 m² pour récolter 100 oignons. Je serai plus précis cette année dans les mesures.

Les bulbilles vous font gagner du temps, que je préfère consacrer à d’autres tâches, sachant que le temps est assez compté…  Le semis vous fera gagner quelques sous et encore… mais vous pourrez garder vos graines et les habituer à votre jardin.

Vous trouverez des bulbilles, que ce soit d’oignons jaunes, blancs ou rouges, dans toutes les bonnes jardineries ou horticulteurs, vendeurs de plants.

Production 2016 au jardin

.C’est une des récoltes les moins gourmandes concernant les ressources de votre sol. Alors si vous planifiez à l’avance votre potager, vous pouvez vous abstenir de nourrir au plus la parcelle. Cependant, en ce qui me concerne, je ne fais pas de différence, je nourris mon sol de la même façon, que ce soit pour des oignons ou pour des tomates, tout le monde a droit à la même ration, et à la même attention. Jusqu’à présent, personne ne s’en est plein 🙂

Alors foncez pour cette culture, la différence en goût n’est pas fantastique, même si quand même avec les petits oignons blancs (on les appelle cébettes ici dans le sud) que l’on croque juste cueillis, c’est un régal de fraîcheur et de saveur.

Petit récapitulatif ci-dessous de la production d’oignons au potager familial

Points positifs

  • Autonomie facile sur l’année
  • 3 variétés pour différencier les goûts
  • Peu gourmand en ressources minérales pour votre sol
  • Facile en plantant des bulbilles
  • Se conserve facilement

Points moins positifs

  • hum…. il va falloir m’aider, je n’en vois pas trop ! Allez hop on va planter des oignons !

 

Voilà une culture passionnante ! La courgette vous fournira une énorme quantité de légumes. Avec ces multiples variétés, ces multiples façons de la cuisiner, vous ne vous en lasserez jamais !
 
Indice d’autonomie alimentaire: 10/10
 
L’indice est au plus haut, et pour cause. La courgette est d’une remarquable productivité. Avec un seul plant, vous pouvez avoir jusqu’à 15 kilos de courgettes facilement. Les récoltes s’étalent sur la saison, de mai à septembre. Alors je vous laisse faire le calcul si vous avez la chance de pouvoir planter plusieurs plants…
 
L’année dernière, de nombreuses variétés anciennes ont été essayé au potager, à partir de semis, notamment les « Blanche d’Egypte », délicieuses, légèrement sucrées, comme un petit goût de poire, aussi les « Jaune à col Crookneck », qui partent en buisson, et produisent de petites courgettes jaunes très sucrées, très surprenantes par leur forme et leur texture. Avec une cuisson à la plancha, on rentre dans le haut niveau gustatif, ça explose en bouche, un véritable régal.
 
Il vous faudra un peu de place néanmoins. La courgette aime prendre son aise. Quand on

plante, on se dit « c’est bon, je peux planter l’autre pas trop loin » et les semaines passant, si vous n’espacez pas assez, les plants vont se faire concurrence. Pensez donc à laisser au moins un bon mètre entre chaque plant pour être tranquille et éviter la propagation de maladie comme l’oïdium, qui est un risque constant.

 
Au mieux, plantez vos plants, par ci par là dans le jardin, plutôt que tous resserrés, cela évitera une propagation de maladie éventuelle.
 
La courgette a soif, surtout en plein été. Je me souviens une année dans un jardin communal dans lequel j’avais une parcelle, mon voisin avait un goutte à goutte et moi je venais arroser quand je pouvais, c’est à dire jamais trop ici dans le sud… C’était impressionnant la différence ! un oasis chez lui et des plants avec une triste mine sur ma parcelle. On avait échangé les mêmes plants et nous avions la même terre, simplement une question d’arrosage…
 
Les semis de courgettes vont très vite alors inutile de les lancer trop tôt, sauf si vous avez une serre pour garder les plants, sinon ils seront prêt trop tôt pour être mis en extérieur entre mi avril et fin mai. Vous pouvez donc commencer vos semis seulement à compter de début ou mi avril.
Au jardin d'Olivier
 

Les poids gourmands sont une récolte à essayer au potager. La première poêlée va très vite vous faire comprendre à quel point les pois du potager sont bons, croquant, d’une couleur éclatante et plein de saveurs.
 
Avant de les cultiver, je n’en consommais tout simplement pas, comme d’autres légumes d’ailleurs… Et oui, le potager est un formidable incitateur à la consommation de légumes ! 🙂 plus que toutes les revues diététiques ou autres qui sont pleines de bons conseils.
 
Et puis je me suis dis, « tiens pourquoi pas ?! » et maintenant je ne me passerai de cette culture pour rien au monde.
 
Indice d’autonomie alimentaire: 9/10
 
L’indice est très bon et cela pour plusieurs raisons. Déjà c’est un légume qui arrive tôt dans la saison, à l’époque où il n’y a encore guère de choix au jardin. On appréciera de cueillir les pois dès le mois d’avril.
 
Aussi, le pois prend bien l’espace en hauteur, il vous faudra pour cela des tuteurs. J’utilise personnellement du grillage à mouton. D’autres utilisent des branchages, de noyer par exemple. De ce fait, le ratio place / production récoltée est très correct. L’année dernière j’ai cultivé un peu moins de 10 mètres carrés, et la production a été très abondante. Je pense avoir réalisé une 50 aine de portions repas. Je vous avoue je n’ai pas compté, ce sera plus précis cette année.
 
En plus de cela, les pois se congèlent très bien. Vous pouvez les blanchir très rapidement ou pas, si vous les consommez dans l’année. Ils gardent une très bonne texture, en les décongelant à la poêle directement. Avec quelques lardons, oignons, c’est un véritable délice.
 
La couleur verte éclatante, le croquant, une saveur salée sucrée… vraiment très bon, et devinez quoi, encore un légume du jardin que les enfants adorent, ils ne s’y trompent pas.
 
Il faudra surveiller l’oïdium qui a la mauvaise habitude de se développer sur les plants. L’année dernière je n’y ai pas échappé, et j’ai préféré ne pas me battre contre. C’était la fin de récolte, et les plants ont dépéri petit à petit. J’ai tout broyé et mis au compost pour éliminer le champignon.
 
Le grillage de mouton est une très bonne aide. C’est relativement peu cher, une quinzaine d’euros d’investissement, et vous servira de nombreuses années. Il peut vous servir pour d’autres cultures à venir, concombre, courge, tomates.
 
Au final, c’est une culture que je conseille grandement. Je vous montrerai cette saison 2017 les variétés que j’utilise et le suivi de production qu’elles engendrent.
 

Points positifs

  • Récolte abondante
  • Productivité intéressante
  • Saisonnalité hâtive, avril
  • Délicieux, frais, à la poêle
  • Incomparable avec le commerce

Points moins positifs

  • Nécessité de tuteurer
  • Récolte parfois un peu longue, pois après pois…
  • Attention à l’oïdium
  • Je galère à en trouver d’autres, c’est vraiment une belle production 🙂
Au jardin d'Olivier