Tomates

Les reines du jardin !
 
Si il y a bien une culture à faire au jardin, c’est celle-ci. Goûter une tomate coeur de boeuf, gorgée de soleil, sucrée, juteuse, que vous avez amené de la graine jusque dans votre assiette… c’est ça la vie !
 
Indice d’autonomie alimentaire: 10/10
 
La tomate est une des cultures les plus généreuses. Chaque plant pourra vous donner entre 5 et 15 kilos, selon les variétés, la réussite de votre culture. Les variétés anciennes sont cependant assez souvent moins productives, mais bien plus goûteuses que des tomates hybrides.
 
Il faut bien comprendre qu’une tomate du jardin est absolument incomparable avec celles du commerce. Celles de votre maraîcher s’en rapprocheront un peu, mais là où vous pouvez faire la différence, c’est en cultivant des variétés anciennes, fragiles, que vous ne trouverez nulle part, soit parce qu’elles sont trop peu productives, ou trop peu transportables vu leur fragilité. Quand on voit le prix au kilo des variétés anciennes en magasin, entre 3 et 5 € le kilo l’été, vous économiserez vite de l’argent, ou du moins cela donnera une récompense plutôt sympathique au temps investi au potager.
 
Aussi, vos tomates ne passeront pas par la case « frigo », et c’est là un avantage de taille. La tomate perd beaucoup de goût au frigo, comme de nombreux légumes d’ailleurs, et les manger directement gorgées de soleil est un gage de qualité gustative. D’ailleurs, j’insiste, ne mettez jamais vos tomates au frigo, vous perdrez toutes leurs saveurs, c’est bien dommage.
 

Les semis. Cela promet de belles couleurs !


Au potager familial, c’est entre 40 et 60 plants qui sont cultivés, de multiples variétés diverses et variées. Rien n’est jeté. Tout est mangé, ou transformé en sauce, tomates séchées, ou donné à droite à gauche entre la famille et les amis.
 
Concernant la méthode de culture, il y a deux écoles aujourd’hui, ceux qui taillent les gourmands, et ceux qui laissent le plant devenir buisson. Au jardin d’Olivier, les plants sont surtout taillés et tuteurés pour faciliter la récolte et mieux harmoniser le potager. Quelques essais sont fait à même le sol, sans taille et en laissant les plants buissonner. Cela marche aussi, mais les plants sont beaucoup moins évident à exploiter, il faut chercher les tomates, éviter le contact avec la terre.
 
Concernant les variétés, c’est de la folie ! Elles existent par milliers, du jaune, au rouge, violet, blanc, vert, rose… Des petits, cerises, aux énormes, plus d’un kilo. Au potager, on préfèrera surtout les tomates ananas, les green zebra avec le coté légèrement acide, et surtout nous adorons en découvrir de nouvelles chaque année.
 
Réussir sa culture:
 
Pour réussir votre culture de tomate, il vous faudra planter le plant bien profond, pour qu’il fasse un maximum de racines. Avoir un sol bien riche, la tomate est très gourmandes en minéraux et va fort puiser dans votre sol. Arroser régulièrement, éviter le contact de l’eau avec les feuilles, le goutte à goutte est idéal ou un arrosage à l’arrosoir.
Aussi vous prendrez le temps de choisir des plants robustes, idéalement chez un horticulteur local, de belles variétés anciennes vous ouvriront l’accès à de belles couleurs et des goûts prononcés.
 
Concernant les semis, inutile de se lancer avant la mi ou fin mars, pour les sortir de serre début mai, ici dans le sud. Aucun besoin d’étaler la production, elle s’étale d’elle même avec des plants qui donnent de début juillet à fin octobre pour les plus tardives.
 
 

Points positifs

  • Délicieux, sans comparaison
  • Variétés infinies
  • Production étalée sur quatre mois
  • Productif
  • Peu compliqué
  • Récolte rapide

Points moins positifs

  • heu…. je vais encore chercher, je vois pas !
 

2 commentaires

  1. Bonjour Olivier,

    Concernant les tomates, je ne sais pas si tu connais le site Tomodori, et son forum où on retrouve des passionnés de tomates (mais pas que…). Au sujet justement de la taille, il est traité sur ce site, et il en ressort qu’un plant conduit sur une tige produit des plus gros fruits, plus tôt, mais qu’en quantité (en kilos) il en fait moins qu’un plant conduit sur trois tiges.
    Mais bien souvent en jardinage, le mieux est d’expérimenter soi-même et j’ai hâte de voir ton étude comparative sur la taille ou non-taille.

    50 plants, ça laisse rêveur… ma femme fait des bonds quand je lui parle de planter 18 plants (et encore, il y aura des cerises au travers).

  2. Oui 50 plants ça paraît beaucoup et en même temps je pense que je ne jetterai rien. J’ai un ami qui l’année dernière avait 4 plants greffés dans son jardin. Son jardin fait 5 ou 6 m². Il y accordait toute son attention. Je me demande si il n’a pas eu autant que mes 40 plants en variété ancienne ! C’est pour dire que le nombre de plants ne veut pas tout dire non plus. Les variétés anciennes que je sème sont très goûteuses mais tout de même un peu moins productives.
    Concernant la taille, oui, il n’y a rien de mieux que l’expérience.
    Je vais également testé les semis sans repiquage. Je suis convaincu que le repiquage reste un stress pour la plante. Je vais tester des semis à la graine, dans des grands godets, avec une hauteur de terreau que je pourrai augmenter pour simuler un repiquage. Et j’utiliserai des grands godets pour permettre aux plants de bien se développer avant mise en terre.
    Je montrerai tout cela dans la 1ère vidéo de la saison. Je pense d’ici fin de mois au plus tard.

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