Vous savez quoi, plutôt qu’ouvrir des livres, allons feuille…ter des potagers ! La théorie ça suffit !
 
Partout en France il y a de véritables trésors. Des jardiniers qui au fil de leurs années d’expériences réussissent ce que beaucoup aimeraient, avoir de beaux légumes tout en préservant, valorisant, recyclant son environnement naturel.
 
Alors partons découvrir des potagers 100% nature, des jardiniers au grand coeur. Des jardiniers, qui ont a cœur de produire d’une façon saine, raisonnée, équitable, 100% naturelle, en accord total avec soi-même, et donc avec la nature.
 
Le premier à avoir accepté ma venue est Emmanuel.
Manu, pour les intimes, comme il le dit si bien, a un très grand mérite, celui de nourrir sa famille de quatre personnes, avec son potager. Plus que cela, il nourrit même d’autres familles avec le surplus tellement son potager est généreux. Et si son potager est généreux, c’est qu’il l’est lui aussi. Il l’est avec la nature à qui il voue un amour fou, il l’est avec le travail que cela représente. Il ne compte pas les heures le week-end, l’été le matin tôt, le soir tard, avant et après cette canicule qui ne cesse que maintenant. Il ne compte pas les aller-retours qu’il doit faire, parce qu’il n’a pas la chance d’avoir son potager juste à côté de sa maison. 
 
Au final Manu a crée en peu de temps (troisième année) un petit oasis de permaculture. Sous un climat méditerranéen, avec une seule petite averse en quatre mois, tout est luxuriant ! Autant vous le dire de suite, je suis extrêmement jaloux ! Ma quête de sens, de vérité si il y en a une, me fait dire que le chemin est encore bien long et bien évidemment j’ai encore beaucoup à apprendre d’autrui.
 
Pourtant j’en ai lu des livres sur la permaculture, le potager, le jardinage, une bonne centaine. Mais j’ai la mauvaise impression qu’un livre dira noir, l’autre blanc, que la nécessité de croiser multiples sources sont souvent nécessaires pour arriver à avancer un peu. La permaculture, le paillage, les buttes, le sol vivant, la fertilisation, le compost en tas ou de surface, les rotations de cultures, l’arrosage, la lune, l’énergie de vie que l’on transmet…. Tellement de questions qui trouvent des réponses différentes selon les sources.
 
Je ne sais pas vous, mais le lien solide qui relie tout ce que je recherche dans la permaculture, c’est bien la VIE, le vivant. Et la permaculture, qui ne chamboule pas le sol, qui ne chamboule pas la vie, contrairement à d’autres philosophies qui retournent tout pour rien, c’est peut-être cela qui m’importe le plus chez elle, et c’est peut-être cela que je vais chercher avant tout dans ces potagers permaculturels…un monde vivant.
 
Ici le lien vers le reportage chez Manu. Vous l’avez également ci-dessous.
Ici pour vous abonner gratuitement et sans obligation à ma chaîne Youtube et suivre les prochains épisodes. 
 
 
Olivier
 

Une tarte qui met en avant le goût prononcé du potimarron. Nous rajoutons des blancs d’oeufs montés en neige pour ajouter un côté mousseux à la tarte.
 
Pour avoir aussi un côté craquant, croquant, la pâte feuilletée est idéale. On pourra aussi ajouter des lardons biens saisies, croustillants, ou des pignons de pins par exemple si vous avez l’âme végétarienne.
 
La liste des ingrédients :
 
  • 2 oeufs
  • Un potimarron d’environ un kilo
  • 100grs de lardons
  • 10cl de crème liquide
  • 10cl de crème épaisse
  • Un oignon
  • 30grs de parmesan.

La cuisson dépend de la quantité de potimarron que vous mettrez dans votre tarte. Ici une fois émincée, la quantité de potimarron était de 700grs, et la cuisson s’est étalée sur 50 minutes à 185°.

On pourra aussi l’accompagner de salade verte, salade de tomates. Elle se conserve sans problème deux ou trois jours. Ici à la maison elle n’aura pas eu le temps de dépasser la première journée avant d’être dévorée ! 🙂

Voici le lien vers la vidéo qui reprend toutes les étapes de la recette.
 
 
 

Au plaisir de partager des recettes du potager.

Olivier

 

Le concombre « Empereur Alexandre » est un concombre d’une originalité forte ! Son aspect est presque déroutant avec une peau type « crocodile ». D’ailleurs il est presque dommage de le couper tellement il est surprenant. Rajouté à cela que sa texture en main est aussi très particulière avec une certaine rugosité.

Les plants sont vigoureux. Au potager ils ont été laissé sur le sol. Mais l’idéal est certainement de les palisser ou les tuteurer pour plusieurs raisons. Déjà d’un coté esthétique, cela donne du relief au potager. Aussi d’un coté pratique, il sera plus facile d’aller à la cueillette, de veiller au bon développement des plants. Enfin, les concombres ne seront pas en contact direct avec le sol, ce qui peut éviter des éventuels problèmes de pourriture ou de grignotage…

Un plants pourra vous donner 2, 3, 4, 5 concombres selon la vigueur de votre sol et si vous décidez de tailler votre plant ou pas. Au potager, les plants sont laissés tranquille sans taille. Certains jardiniers préfèrent tailler chaque tige après la 2ème ou 3ème fleur. On ne rentrera pas dans ce débat ici. C’est à vous de faire ce que vous ressentez, laisser le naturel ou tailler pour peut-être avoir des légumes plus jolis.
 
Attention à bien laisser arriver les concombres à maturité sans quoi vous risquez d’avoir une acidité en bouche très peu agréable. au contraire, arrivé à maturité, vous aurez un concombre délicat, doux, très craquant, très appréciable en bouche.

Comptez assez de place pour faire cette culture au potager. Le concombre aime avoir de la place pour étirer ses longues tiges sur plusieurs mètres. Même si vous le tuteurez ou palissez, compter des supports assez grands pour ne pas vous retrouver avec des plants qui tournent en rond ! Ici vous pouvez voir un seul plant. 4 concombres sont entrain de prendre leur aspect crocodile :-).

Le concombre est une culture assez exigeante en ressources minérales pour votre sol. Il faudra ainsi qu’il soit bien riche, fertile, amender en compost, fumier, matières organiques diverses et variées, durant l’année précédent la culture.
 
Côté productivité ou autonomie alimentaire, ce n’est peut-être pas la culture la plus productive. Si l’on rapporte le nombre de légumes au mètre carré,  on peut espérer entre 5 et 10 légumes si vous faîtes chevaucher les lianes de vos plants les unes sur les autres, ce qui est tout à fait possible.
 
Voici une vidéo qui illustre la variété « Empereur Alexandre ».
 

Plants de haricots nains, été 2017.

Voici deux variétés « originales » de haricots mangetouts grimpants. Il existe des centaines de variétés de haricots, mais on peut les différencier en deux catégories majeures, les haricots « nains » et les haricots « grimpants » appelés aussi haricots à rames. Les haricots nains ne dépasseront pas 50 à 60 centimètres alors que les haricots grimpants vont à l’aide de leurs lianes, pouvoir grimper sur plusieurs mètres. Cela offre un relief magnifique au jardin et un gain de place appréciable.

Voici deux variétés essayées au potager.

Le haricot Blauhilde

C’est un haricot de couleur violette, toujours amusant à découvrir. Par contre, comme tous les haricots violets, il verdit à la cuisson, et au final vous aurez des haricots verts dans l’assiette. Vous pourrez passer pour un magicien si vous avez des enfants en leur montrant le « avant » et le « après cuisson », hop miracle on passe du violet au vert ! Une raison de plus pour les manger ces haricots magiques 🙂

Vous pouvez planter jusqu’à 10 plants par tuteur. Au niveau du goût vous aurez tout simplement et en même temps l’énorme avantage de goûter à un haricot fraîchement cueilli avec tout son craquant et sa douceur. Incomparable avec les haricots en boite ou même ceux achetés dans les supermarchés. Attention à la cuisson, 6 minutes suffisent à l’autocuiseur pour avoir des haricots bien craquants

La productivité des haricots grimpants est assez similaire à celle des haricots nains, à la seule différence qu’ils mettent souvent plus de temps à produire. Sur un seul tipi composé de 4 tuteurs, vous pourrez avoir une centaine de portions repas avec 30 à 40 plants. Si vous avez besoin de libérer vos parcelles plus rapidement pour d’autres cultures, préférez les haricots nains.

Le haricot « la vigneronne ».

Une seule chose le différenciera du haricot « blauhilde », ce sera sa couleur. Et pour cause, elle est absolument magnifique, avec une couleur marbrée de violet. Il faut presque le voir pour le croire ! C’est un haricot bien charnu, offrant de belles gousses. Il verdit lui aussi à la cuisson et vous pourrez donc jouer là aussi au magicien !

Les autres caractéristiques sont les mêmes. Pensez à avoir de bons tuteurs, bien hauts pour emmener les plants sur plusieurs mètres, et n’hésitez pas à jouer de la densité au moment du semis pour être sur d’avoir un bon nombre de plants par tuteur, au moins une huitaine.

Bien sur, plus vous aurez un sol riche, meuble, enrichit, bien structuré, meilleure sera la production. Pour cela, vous pouvez jeter un oeil dans la rubrique « améliorer le sol » du blog, par ici, pour avoir des conseils sur comment améliorer son sol année après année

À bientôt de découvrir de nouvelles variétés, toujours plus originales. Vous pouvez vous inscrire au blog « ici » pour être informé des derniers articles.

Olivier

 

Les betteraves sont  une culture très intéressante. L’année dernière (2016), au potager a été planté une variété « classique ». Les résultats ont été très bon, une trentaine de belles betteraves cueillies sur quelques semaines, de quoi se régaler, et avancer vers une autonomie alimentaire avec une bonne centaine de portions repas.

Cette année a été tenté une variété plus originale trouvée chez Kokopelli, la betterave 3 Root Grex. Autant le dire de suite les résultats sont assez mitigés. Mais dans mitigés il y a du bon ! et du mauvais…

Alors commençons par le moins agréable. Les betteraves ont toutes été assez petites, voir très petites ! Et avec des formes assez difficiles à éplucher, beaucoup de « boursouflures », qui font que le pelage et nettoyage n’est pas facilité.  Vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, on distingue bien ces fameuses « boursouflures ».

Passons aux côtés plus réjouissants ! Parce que cette variété vaut tout de même le coup d’être essayée ! En effet, regardez ces couleurs ! C’est quand même assez extraordinaire, et quelle autre variété peut apporter un tel mélange de couleurs ! C’est un grand plaisir pour les yeux.

Du jaune, orange, violet, rose, de nombreuses couleurs surgissent de la terre, à votre plus grande surprise. Le goût est aussi très bon, très doux. L’important est la cuisson très « craquante » pour profiter idéalement d’un goût accentué. Coupée en morceaux, elles ne sont mises que 5 ou 6 minutes à la cocotte, après quoi elles seront trop cuites si vous dépassez ce temps-là.

Comme pour tout légume racine, il conviendra d’avoir une terre souple, bien structurée, aérée et enrichie en compost, matières organiques. Un sol trop compact nuira au bon développement de la betterave. Il est utilisé un goutte à goutte au pied de chaque betterave pour avoir une bonne irrigation, indispensable ici dans l’arc méditerranéen. 

Vous pouvez espérer une bonne dizaine de betteraves par mètre carré. Vous pourrez planter plus serré si votre sol est très fertile pour augmenter la productivité. Mais attention tout de même, les fanes prennent assez de place, comptez bien 20 centimètres de toute part entre chaque plant.

En conclusion, foncez pour essayer la betterave au jardin, c’est une culture très intéressante pour l’autonomie alimentaire.

Néanmoins si vous essayez la variété 3 Root Grex, vous risquez d’avoir une productivité bien inférieure. D’un autre coté, vous aurez la porte ouverte sur des couleurs, des saveurs, que vous ne retrouverez pas dans les variétés plus classiques. Alors peut-être finalement, le mieux est de cultiver une variété classique additionné de la variété 3 Root Grex, comme cela les gourmands et les excentriques seront satisfaits !

Pour compléter cet article, voici le lien vers une vidéo réalisée au potager sur cette variété.

La tomate Ananas est une des variétés adorées au potager. Son goût unique, sa couleur sublime en font une tomate extrêmement appréciable à avoir au potager. 

Vous vous doutez d’où vient son nom… En effet lorsque vous coupez de belles tranches sur toute la longueur de la tomate, on pourrait parfois se méprendre et la confondre avec un ananas !

On rentre ici dans le vrai goût différentiel que l’on peut trouver en cultivant son potager. Nulle part ailleurs vous pourrez retrouver le goût de cette tomate fraîchement cueillie et directement transférée dans votre assiette. Hélas, ou heureusement, elles sont loin du goût de celle de votre potager, parce que vous saurez la bichonner, sans engrais, sans pesticide, sans eau à profusion, et avec un sol riche, vivant. 

La tomate pêche blanche, plus classique de part son goût, même si elle reste excellente, est surtout très originale de part sa texture, avec un aspect duveteux au toucher ! Tout simplement surprenant.

On pourrait penser à une pêche ou à une prune ! Quoi qu’il en soit, c’est une tomate sacrément originale, que le potager d’olivier aime accueillir pour toujours surprendre les invités de passage.

Dans la vidéo qui suit, présentation de ces deux variétés au sein du potager.

Les fèves ont toujours été une production réussie au potager familial. D’ailleurs c’est une des productions préférées.

Elles possèdent de nombreux avantages. De la famille des légumineuses, elles enrichissent le sol en azote. Elles ont un bon rendement au mètre carré. Vous pouvez le voir sur la vidéo disponible à la fin de cet article, consacrée au bilan des fèves sur une saison.

Elles se congèlent très bien. Ce qui permet de les déguster tout au long de l’année. Bien sûr on préférera les manger toutes fraîches, voir crues à la « croque au sel » quand elles sont encore peu développées et qu’il n’est pas besoin d’enlever leur cosse. 

Autre avantage intéressant quand on composte, les fèves génèrent beaucoup de biomasse. Le plant + les gousses + la peau des graines, génèrent au final beaucoup de déchets verts qui vont enrichir votre compost et par la suite votre sol. 

Voici par exemple la peau des graines suite à une récolte. L’idéal d’ailleurs est de blanchir les fèves pour que la peau s’enlève beaucoup plus facilement. Autrement dit, vous mettez les fèves dans de l’eau bouillante pendant 1 à 2 minutes, et la peau s’enlèvera toute seule.

Consommées toutes jeunes, inutile d’enlever la peau. Certes les fèves seront plus petites, mais plus craquantes, et mangeables crues.

Voici une courte vidéo de la parcelle de fèves semées durant la saison 2017. Sur une surface de moins de 10m ², 150 plants sont plantés, espacés sur quelques semaines, de mi-février à mi-mars, pour étaler la récolte sur mai et juin. Au final, énormément de portions repas, plusieurs kilos au congélateur pour l’année, environ 5 ou 6 de mémoire. L’année prochaine les fèves seront plantées en automne pour avoir des récoltes plus précoces et avoir des plants plus résistants aux pucerons.

Ici des fèves avec leur peau. On peut voir ce vert éclatant qui émerveille nos assiettes. Aussi il faut reconnaître le gros « inconvénient » des fèves, à savoir une récolte qui demande du temps de préparation. Il vous faudra enlever les gousses, ensuite enlever patiemment la peau de chaque fève. Néanmoins une demie-journée par an, ce n’est pas grand chose ! Et puis si vous avez de la chance d’avoir des amis ou de la famille proche, c’est l’occasion de vite terminer cette « corvée » et de partager si la récolte est importante.

Vous l’aurez compris, les fèves sont une production que est reconduite chaque année. Elles ont un bon rendement au m², mais demande tout de même du temps pour la préparation. Côté gustatif, la fève du potager apporte surtout un différentiel de goût quand vous la mangez crue, sitôt cueillie. Plus mâtures, elles se rapprochent de celles trouvées dans le commerce, mais bien sûr avec la fierté en plus de les avoir produit soi-même et la garantie d’avoir des produits sains, naturels, non traités.

Si vous souhaitez vous lancer avec les fèves, vous pouvez essayer cette variété d’Aguadulce. Vous semez en rang espacés de bien 40cm, sans quoi vous ne pourrez pas passer entre les rangs, une graine tous les 20cms. Vous pouvez « tuteurer » vos plants si vous avez peur qu’ils ne se cassent avec le vent. Au potager d’Olivier, les fèves ne sont pas tuteurées et même pas grand vent les plants se penchent mais finissent toujours par se redresser. Toute fois, le potager est assez protégé par des haies.

Pour finir, voici une vidéo qui vous montre clairement au travers du potager familial une grande partie de la récolte sur une saison, la biomasse que cela peut représenter pour votre sol.

 

Merci et à bientôt pour partir à la découverte d’un nouveau légume, d’une nouvelle variété.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le compost représente beaucoup dans un potager naturel. Il donne une valeur ajoutée à nos déchets, à ceux de l’environnement (feuilles, brindilles, tontes…). Il permet de grandement améliorer le sol, en le nourrissant, l’aggradant, ou en le paillant avec un compost utilisé plus jeune.

Une vidéo en deux parties, pour vous exposer dans une premier temps comment faire son compost, et par la suite, au travers du potager, regardons comment le compost joue son rôle d’améliorant pour le sol, pour les récoltes.

 

La permaculture a pour vocation, entre autre, de valoriser au mieux son environnement et donner une multiple utilité à un élément.

La haie en est le parfait exemple. Pour beaucoup, elle fait simplement office de « brise vue », parfois un élément esthétique. Au jardin d’Olivier, en permaculture plus généralement, les haies ont toutes les fonctions suivantes :

  • Un brise vent :

La haie, que ce soit de conifères, lauriers, photinias, troènes… sera un excellent abris contre les trop forts vents. Ce n’est pas négligeable pour le potager et pour le jardinier !

Les légumes préfèrent être au calme plutôt que sollicités par de trop fortes rafales. Il est montré que les tomates peuvent perdre 20% de productivité si elles sont trop exposées au vent ! Les plants sont soumis à une transpiration foliaire excessive, le sol se déshydrate plus vite et le jardinier est énervé par ce fort vent de mistral qui souffle toujours trop ! Et que dire des légumes généralement tuteurés qui se retrouvent à terre ! L’année dernière les haricots grimpants ont fini avec une inclinaison non maîtrisée… 🙂

Au contraire, un léger vent est nécessaire aux légumes. Notamment pour la pollinisation, aérer les plants, oxygéner. La haie sera un précieux allier en sachant la placer au bon endroit.

  • Un source de rameaux pour faire du paillis ou du BRF (Bois Raméal Fragmenté).

La haie, surtout de non conifères, fera un excellent apport de rameaux (pousses de l’année), que l’on aura plus qu’à tailler et broyer. Au choix, nous pourrons en faire un compost végétal, un paillis. On pourra aussi s’en servir en tant que BRF, en l’incorporant dans ce cas aux premiers centimètres du sol. Dans mon potager, je garde toutes les tailles annuelles de rameaux. La première année, j’ai mis du BRF pour construire le sol. Maintenant, je composte beaucoup, je paille aussi avec. Attention à ne pas créer de faim d’azote, et parfois emmener un complément azoté, du compost, fumier ou des tontes, pour garantir une nourriture diversifiée pour votre sol. Le mieux ici aussi est de trouver ces apports dans son environnement proche. Les plantes vivaces elles, raffolent du BRF, rosiers, fraisiers, arbustes fruitiers…

  • Une ombre portée sur les parcelles à mi-saison qui permet d’étalonner les récoltes.

A mi-saison, on le voit bien sur cette photo du potager, le soleil est encore bas, et les haies vont projeter son ombre. Cette ombre, jour après jour, sera moins présente avec un soleil de plus en plus haut, l’été avançant. Celle aura le génial avantage sur une seule date de semis, d’étaler les récoltes ! Et oui, les graines ne seront pas exposées au même degré de lumière, et cela aura une influence notable sur la germination ! Par exemple, pour mon premier semis de petits pois de cette année, les graines les plus exposés au soleil ont déjà bien germé, alors que celles ensoleillées moins longtemps commencent à peine à germer.

  • Un piège à feuilles et diverses matières végétales.

Il a suffi que je ratisse sous la haie sur un mètre et voilà la brouette remplie de feuilles plus ou moins décomposées. Idéal en vue du paillage après les plantations de mai. Les feuilles et éléments végétaux en tous genres vont s’accumuler sous la haie. Vous n’aurez plus qu’à ratisser une fois par an, ou tous les deux ou trois ans, pour récupérer un formidable compost ou paillis selon le degré de décomposition.

  • Un abris pour le règne animal, les oiseaux, les pollinisateurs.

Merci aux internautes de me rappeler cette utilité que j’avais oublié ! La haie est un formidable abris pour les animaux, la faune, les oiseaux, la biodiversité. Hélas nous les dérangeons peut-être en allant chercher les feuilles, alors il faudra peut-être choisir 🙂

  • Un brise vue.

Il ne faut pas oublier le sens le plus commun de la haie, un très bon moyen de s’isoler des regards extérieurs, quand cela semble nécessaire. Et honnêtement, c’est un peu plus sympathique qu’un mur en béton…

  • Donner un aspect esthétique

Pour certains, superflu, pour d’autres indispensable, on aime parfois avoir des jardins ou des potagers qui soient jolis ! Avec des espèces comme le photinia, qui prennent de formidables couleurs pourpres au printemps, et des centaines d’autres exemples encore, les haies peuvent devenir un vrai élément de mise en valeur esthétique du potager.

Au final, une haie en permaculture aura au moins sept fonctions essentielles ! Paillage, ombrage, compost, brise vent, brise vue, abris de vie, beauté… Et si vous la taillez bien basse, ma foi pourquoi ne pas en faire un septième usage et faire un 110 mètre haie ! 🙂

Au jardin d'Olivier